Deprecated: Function ereg() is deprecated in /var/alternc/html/z/zombie/ecrire/inc/lang.php on line 32

Deprecated: Function ereg_replace() is deprecated in /var/alternc/html/z/zombie/ecrire/inc/acces.php on line 38

Deprecated: Function ereg_replace() is deprecated in /var/alternc/html/z/zombie/ecrire/inc/acces.php on line 39

Deprecated: Function ereg_replace() is deprecated in /var/alternc/html/z/zombie/ecrire/inc/acces.php on line 40

Deprecated: Function ereg() is deprecated in /var/alternc/html/z/zombie/ecrire/inc/flock.php on line 60

Deprecated: Function ereg() is deprecated in /var/alternc/html/z/zombie/ecrire/inc/texte.php on line 1428

Deprecated: Function ereg() is deprecated in /var/alternc/html/z/zombie/ecrire/inc/filtres.php on line 560

Deprecated: Function ereg() is deprecated in /var/alternc/html/z/zombie/ecrire/inc/filtres.php on line 560

Deprecated: Function ereg() is deprecated in /var/alternc/html/z/zombie/ecrire/inc/filtres.php on line 561

Deprecated: Function ereg() is deprecated in /var/alternc/html/z/zombie/ecrire/inc/filtres.php on line 609

Deprecated: Function ereg() is deprecated in /var/alternc/html/z/zombie/ecrire/inc/filtres.php on line 619

Deprecated: Function ereg() is deprecated in /var/alternc/html/z/zombie/ecrire/inc/filtres.php on line 560

Deprecated: Function ereg() is deprecated in /var/alternc/html/z/zombie/ecrire/inc/filtres.php on line 561

Deprecated: Function ereg() is deprecated in /var/alternc/html/z/zombie/ecrire/inc/filtres.php on line 609

Deprecated: Function ereg() is deprecated in /var/alternc/html/z/zombie/ecrire/inc/filtres.php on line 619

Deprecated: Function ereg() is deprecated in /var/alternc/html/z/zombie/ecrire/inc/flock.php on line 60

Deprecated: Function ereg() is deprecated in /var/alternc/html/z/zombie/ecrire/inc/texte.php on line 1428

Deprecated: Function ereg() is deprecated in /var/alternc/html/z/zombie/ecrire/inc/texte.php on line 1428

Deprecated: Function ereg() is deprecated in /var/alternc/html/z/zombie/ecrire/inc/texte.php on line 1428
ZOMBIE - DEVELOPPEMENT EN AFRIQUE ET SORTIES DE CRISE

Accueil | Qui sommes-nous? | Liens dézombificateurs | Participez !! | FAQ | Admin

Zombie Zombie

Rechercher avec Scroogle:

zombiemedia.orgweb

ZOMBIE est un espace libre de discussion et de mise en commun d'informations et d'idées afin de contrer la désinformation, promouvoir la pensée critique et encourager l'action constructive.

Écrivez-nous à zombie [at] zombie.lautre.net

*Art et culture

*Droits et libertés

*Environnement

*Idéologies et religions

*Individus et société

*Médias

*Politique internationale

*Politiques nationales

*Science et technologie

Vous inscrire sur ce site

L'espace privé de ce site est ouvert aux visiteurs, après inscription. Une fois enregistré, vous pourrez consulter les articles en cours de rédaction, proposer des articles et participer à tous les forums.

Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Vous êtes ici : Accueil > Politique internationale > Politique Internationale - Autres

DEVELOPPEMENT EN AFRIQUE ET SORTIES DE CRISE

quelles hypothèses plausibles ?

lundi 12 janvier 2004, par Martial TCHENZETTE

L’une des attributions fondamentales que s’est assigné le Droit International Economique et du Développement est d’œuvrer pour le développement des peuples qui ne le sont pas encore. Dans cette tache importante , s’il est un problème qui semble récurrent ,c’est bien celui des stratégies de sortie de crise. En effet depuis le début des années 70, naissance du Droit International Economique et du Développement, il s’est ouvert une ère de tâtonnements matérialisant dans certains pays d’Amérique Latine, d’Asie mais surtout d’Afrique et d’Afrique subsaharienne en particulier, la crise du développement. Ces pays vont s’endetter pour réaliser des investissement improductifs. Les cours des matières premières, principales sources de revenus d’exportations vont baisser. Il faut ajouter à la lecture de TOUNOUKUIN dans réflexions sur les stratégies de développement en Afrique subsaharienne, rapport de stage,IRIC ,Ydé, 1991, 24 p ) que l’aide internationale va se comprimer ,le dollar monnaie de référence s’engagera dans une chute vertigineuse. C’est dans cet esprit que le sous-développement des Etats des régions susmentionnés sera officiellement annoncé. Les dits Etats seront désormais soumis à un contrôle des bailleurs de fonds car ces Etats seront internationalement liés. C’est là tout le débat de la dépendance internationale. La dépendance internationale est perçue par Samir AMIN dans son ouvrage Le développement inégal (Ed. Du minuit,Paris,1973) comme un phénomène permettant d’accroître davantage le fossé entre les riches et les pauvres. Il est désormais aisé de constater que la dépendance internationale est intrinsèquement liée au sous développement. L’attitude mexicaine se trouverait-elle ainsi justifiée ? Certainement. Le Mexique ayant compris que les intérêts de sa dette qu’il a déjà payé peuvent équivaloir à trois fois le prix de la dette réellement contractée, a décidé de ne plus la payer. Cette attitude du Mexique s’est répandue sur toute l’Amérique Latine sous le nom de l’effet de l’onde tequila .Mais cette initiative a t-elle pour autant permis le developpemnt de la région. A l’évidence, la réponse est négative. C’est dire ainsi que la réflexion « dépendance internationale et sous developpemnt :quelles stratégies de sortie de crise » reste bien d’actualité. Un préalable s’impose tout de même .De la crise asiatique ,nous en avons entendu parler, mais aujourd’hui ,de plus en plus ,il est fait référence au miracle asiatique. Il n’est donc point question pour nous d’adopter une démarche afro-pessimiste. Toute la problématique de cette réflexion tourne autour de l’analyse des voies et moyens qui peuvent permettre aux pays sous développés de se départir de la posture d’assiste et devenir ainsi de véritables partenaires pour les pays dits développés. Autrement dit ,il sera question pour nous d’analyser les différents stratégies qui pourront permettre aux pays dits de la de la périphérique de mettre un terme à l’état de dépendance internationale et donc du sous développement.. A cet effet, la sortie de crise passerait d’une part par le remodelage des stratégies déjà existantes(I)et par la nécessité d’une nouvelle conception des stratégies de developpemnt d’autres part(II)

..::Rubrique::..

Politique Internationale - Autres

Récents articles dans cette rubrique

* L’Afrique entre multinationales et privatisations : ce que pense le MLAN
* Avec l’Union Africaine l’Afrique subsaharienne va-t-elle bien repartir ?
* POKER MENTEUR, la politique de la carotte et du bâton.
* L’anti-américanisme de José Marti
* Le Développement ; un cadeau empoisonné pour le Sud

TYPE D'ARTICLE

Essai critique

Récents articles du même type

* Séisme social au Cameroun:Révendications légales ou instrumentalisation Politique ?
* Le football mondial entre jeu et enjeux
* La liberté
* Le Grand départ des militaires de Valcartier.
* Réflexion sur le messianisme politique en Afrique

Récentes brèves du même type

* TQS, le torchon noir de la télé
* À voir : The Story of Stuff
* Jeune afghan : execution pour journalisme et droits des femmes
* Doit-on boycotter les jeux olympiques de Pékin de 2008 ?
* 11 septembre 2001 : une théorie de la conspiration

Auteur(s):

Martial TCHENZETTE
Je suis né le 27 juillet 1981 à Douala au Cameroun.je suis licencié en droit et sciences politiques de l’université de DSCHANG au Cameroun .Je suis aussi titulaire d`une maîtrise et d’un DESS en relations internationales de l`Institut des Relations Internationales du Cameroun et d`un diplome de second cycle en sciences politiques .Je suis par ailleurs en cycle de doctorat option droit international public à l’université de Douala au Cameroun. J’essaie de concilier mon activité de chercheur à la profession de diplomate que j’exerce à la Direction des Affaires d’Amérique et des Caraïbes au Ministère des Relations Extérieures du Cameroun.J’ai été co-rédacteur de la page étrangère de la revue l’EQUATORIAL et expert en charge des questions africaines à la Radio Francophone Iranienne.

*autres articles du même auteur

imprimerImprimer cet article

PREMIERE PARTIE :LA SORTIE DE CRISE PASSERAIT PAR UN REMODELAGE DES STRATEGIES DEJA EXISTANTES.

Plusieurs travaux se focalisent actuellement sur les stratégies de développemnt, sur l’ensemble des mécanismes pouvant permettre la fin de la dépendance internationale. Mais qu’il s’agisse de la stratégie de la soumission à la logique du marché mondial(A)de la stratégie de rupture(B)ou encore de la stratégie d’intégration (C)quelques correctifs s’imposent.

A-LA STRATEGIE DE SOUMISSION A LA LOGIQUE DU MARCHE MONDIAL

Cette stratégie correspond à la théorie de la croissance transmise et se réfère ainsi au paradigme libéral. Cependant, le coût social de cette stratégie est très souvent exorbitant car elle tend à plutôt vers une augmentation de la dépendance économique, technique et financière, qu’il faut justement combattre. Unetelle stratégie entraîne une plus ou moins grande marginalisation des paysanneries. C’est la prévalence de l’exode rural et partant une augmentation de la famine endémique dans certaines régions .C’est dans cette stratégie de soumission à la logique du marché que l’on peut insérer le plan BERRY et les programmes d’ajustement structurels(PAS). Cette stratégie ,on le constate recèle quelques inconvénients. C’est pourquoi il serait mieux que sa mise en œuvre s’accompagne de certaines mesures de protection sociale afin d’en amoindrir la portée douloureuse pour mes populations. Le système africain tenant davantage compte de la communauté et non de les individualités. Si le système africain se veut en principe opposé à celui de l’occident, sans mettre l’accent sur la logique de « l’englobement du contraire »,il ne serait pas pour autant opportun de conseiller une stratégie de rupture totale.

B-LA REVISION DE LA STRATEGIE DE RUPTURE TOTALE.

Cette stratégie est l’œuvre des auteurs pour la plupart d’inspiration marxiste tels Mohamed BEDJAOUI,Samir AMIN,Chive THOMAS,Walter RODNEY etc. Cette stratégie part de l’idée que la situation actuelle des pays sous développés est due à des facteurs extérieurs. Cette solution s’est souvent revelée inopérante par rapport au marché mondial ,et ce pour trois raisons au moins.
 primo, cette initiative est demeurée purement verbale.
 secundo, l’idéologie révolutionnaire est venue recouvrir des pratiques inchangées(cas de l’ex République populaire de Guinée).
 tertio, une telle stratégie n’est pas dotée des moyens de sa politique. déjà pendant la guerre froide, la plupart des Etats africains recevaient des financements étrangers selon leur obédience politique progressiste ou conformiste. Aujourd’hui réaliser le miracle du developpemnt par le self reliance reviendrait à imposer aux Etats sous développés des sacrifices auxquels ils ne peuvent faire face. Il serait souhaitable de convoquer une rupture étant entendu qu’il faut mettre fin à l’état de dépendance internationale, mais cette rupture ne saurait être totale car il n’est plus permis actuellement d’être autarcique. La modulation de l’intégration africaine participe d’ailleurs de cette initiative.

C-LA REFORME DU PROCESSUS D’INTEGRATION COMME PREREQUIS AU DEVELOPPEMENT ET A LA FIN DE LA DEPENDANCE INTERNATIONALE.

L’ensemble des dynamiques d’intégration initiée en Afrique ont pour la plupart été voué à l’échec. Le plan d’action de Lagos tendant vers le developpemnt autocentré fut un projet conçue autour de trois idées principales :l’autosuffisance nationale ,la volonté étatique et l’autosuffisance collective. Selon ce plan ,le processus de developpemnt doit reposer sur l’utilisation des ressources locales, viser la satisfaction de la demande interne et des besoins essentiels de la population. Ces différents objectifs ,toujours selon le plan, devraient être impulsés par les Etats et réalisés à travers l’intégration régionale. Quelques années après la Communauté Economique Africaine reprenait les mêmes idées mais comme a eu à le relever Hubert KAMGANG ,il s’est agit là aussi d’un coup d’épée dans l’eau. En juillet 2001 à Lusaka en Zambie, Le NEPADverra le jour avec la ferme intention d’œuvrer pour le developpemnt de l’Afrique. Ce programme qui à son tour met l’accent sur le developpemnt de l’Afrique présente certaines failles au point de faire naître quelques élans de scepticisme. C’est pour cette raison que l’intégration doit être perçue sous un autre angle. Selon SAWADAGOdans Un plan Marshall pour l’Afrique ?(Paris ,Harmattan,1987,p71),écrit presque 16 ans avant la conception du NEPAD,il faut substituer les échanges Nord-Sud aux échanges Sud-Sud. L’espace continental africain, poursuit-il, offre en effet, une possibilité exceptionnelle d’autosuffisance, grâce à l’éventail de se climats, à l’abondance de ses ressources énergétiques et minières et à la diversité de ses productions animales et végétales. Le slogan le plus fort conclura t-il est « compter sur ses propres forces ».La stratégie d’intégration doit être consolidée par une vision politique commune à l’Afrique. Cependant, à l’heure ou les financements s’amenuisement, ou les recettes d’exportation se réduisent ,les Etats sous doivent faire preuve de volonté(mais non pas de volontarisme)pour traduire dans les faits les objectifs poursuivis par les différends ensembles régionaux qui sont ou qui seront constitués. Ces ensembles doivent œuvrer pour l’annulation de la dette ;tant il est vrai que les pays sous-développés consacrent plus de la moitié de leurs budgets au paiement de la dette internationale. En plus de l’initiative PPTE,dont no ne voit toujours pas les retombées, la dette peut être transformée en capitaux de participation dans les entreprises des pays en voie de développement ;mais cette prise de participation doit être limitée. Les ensembles régionaux doivent aussi œuvrer pour le déliement de l’aide et la primauté des dons au besoin car si l’Afrique pour reprendre DUMONTest étranglée (L’Afrique étranglée Paris, seuil, 1982) ce n’est pas forcement contrairement à ce que pense DIAKITE (L’Afrique malade d’elle-même, Paris Karthala,1986,162p) parce qu’elle est responsable de son propre malheur mais parce qu’elle croule sous le poids de la dette. Au terme des tentatives de reforme des stratégies existantes pour une sortie de crise efficace ,il faut convoquer Etienne LEROY et son approche duale. Approche découlant d’ailleurs du systémisme dont on sait qu’il existe toujours des dits et des non dits. Il revient ainsi au chercheur de reveler ces non dits. C’est ce que nous allons essayer de faire en proposant en accord avec certaines analyses des nouvelles stratégies de sorite de crise.

DEUXIEME PARTIE :LA SORTIE DE CRISE NECESSITERAIT AUSSI UNE NOUVELLE CONCEPTION DES STRATEGIES DE DEVELOPPEMENT.

Il serait question ici de concevoir des éléments de stratégie alternative de développement (A)et militer pour l’émergence d’une pensée endocentrique de l’économie propre au contexte des peuples sous développés(B).

A-LA MISE EN OEUVRE DES ELEMENTS DE STRATEGIES ALTERNATIVE DE DEVELOPPEMENT.

Ces éléments de stratégies passent par des préalables et des préréquis. Point n’est besoin de revenir sur le postulat selon lequel le monde industrialisé sous-développe la périphérie, celle-ci perdante dans les échanges avec l’occident d’ou la nécessaire déconnexion dont parle Samir AMIN (La déconnexion :pour sortir du système mondial, Paris Editions La découverte ,1986 ,333p.).Il faut mettre l’accent sur la recherche des stratégies endogènes. Il faut des lors explorer des cheminements reposant sur l’usage des ressources locales et nationales au bénéfice principalement de la population. Ce préalable social, implique également un préalable politique qui est la mise en place d’une démocratie véritable. Une fois les choix stratégiques préalables faits les grands axes d’une stratégie de développement endogène pourraient être définis mais à condition de découler de la situation propre à chaque pays. C’est précisément ici que la réflexion du Pr KAMTO dans POUVOIR ET DROIT EN AFRIQUE essai sur le constitutionnalisme des Etats d’Afrique noire francophone revêt toute sa pertinence. Cette étude démontre que l’Afrique doit s’affirmer par son originalité. Ainsi ,l’accent devrait davantage être mis sur le developpemnt rural, l’agriculture de subsistance est à bien d’égards prioritaire. A cet effet, les expériences d’animation rurale et de participation communautaire initiées en Tanzanie, telle la stratégie des « ujamaa » qui sera à la base du socialisme africain dont NYERERE fut le héraut.

Des impératifs :des mesures urgentes à court terme.

Il s’agira de faciliter l’accès des populations rurales aux soins de santé primaire en mettant à leur disposition des médicaments essentiels à un moindre coût. Le réalisme africain est un moyen d’amoindrir ,à défaut de faire disparaître, l’état de dépendance internationale. Ce réalisme est d’avantage perceptible à travers une pensée endocentrique de l’économie propre au contexte des peuples sous-développés.

B-LA NECESSITE D’UNE PENSEE ENDOCENTRIQUE DE L’ECONOMIE PROPRE AU CONTEXTE DES PEUPLES SOUS-DEVELOPPES.

Le cas de la Chine est plus que jamais évocateur et révélateur. La chine a pendant longtemps été un pays sous-développé. Aujourd’hui,elle figure parmi les premières puissances de monde .Si la Chine a réussi ,c’est surtout et avant tout parce qu’elle n’a pas réfuté ses origines ancestrales .Elle s’y est appuyée à juste cause pour la promotion de ses infrastructures. Les pays sous-développés doivent faire pareil. Pour y parvenir l’Afrique doit développer un mode de production propre aux réalités du continent. Le mode de production est défini par Samir AMIN comme « une méthode d’obtention des moyens d’existence, une combinaison entre deux structures, les forces productives et les rapports de production qui leur correspondent à partir d’un moment historique donné d’une société ».En fait un mode de production est d’abord subséquent du modèle culturel. Le mode de production ne doit pas être une combinaison fortuite de phénomènes sociaux contingents, hétérogènes, c’est un tout cohérent obéissant aux principes et lois qui régissent cette société lesquels définissent le système économique et social. Il faut, comme le dit si bien le Pr KOTTO ESSOME (Prolégomènes formels à l’analytique de la représentation, thèse de doctorat d’Etat es sciences humaines, Université de Paris VII ,1986,p.286),que les africains du 3e millénaire améliorent leur système de production et transcende le système actuel leur système qui les condamne à rester toujours dominés et dépendants des autres pays. Le mode de production à tonalité exocentrique doit être évité au maximum. Ce mode se fonde sur les principes d’individualisme, d’exploitation de l’homme par l’homme, d’accroissement de la plus-value, d’accumulation du capital à l’échelle mondiale etc. Or, c’est précisément ce qu’il faut éviter en Afrique si l’on veut sortir de l’état de dépendance de dépendance internationale. Des études ont démontré à cet effet ,qu’adopter un tel système équivaut à générer l’enrichissement des européens. Les principes fondamentaux du mode de production africain doivent être l’harmonie ,l’équilibre, la paix ,la justice sociale, la solidarité agissante et l’application des lois naturelles au cycle de la vie matérielle. Nous ne le dirons jamais assez, l’Afrique ne peut sortir de la de la crise qu’en intériorisant ses propres valeurs. Dans la conception endocentrique par exemple, il peut avoir la paix que lorsqu’il y a constitution des greniers, c’est-à-dire lorsqu’il y a de la nourriture pour toutes les bouches, mais la production de cette nourriture et la constitution de ces greniers, requièrent la solidarité entre les groupes. Dans une telle vision, le développement doit d’abord être centré sur la production alimentaire adaptée à l’évolution démographique et non contraire comme le préconisent les malthusiens. C’est ce qui explique selon Théophile OBENGA(La philosophie africaine de la période pharaonique -2780,-330 avant notre ère, Paris ,l’Harmattan, 1990, p 450-451) qu’en Egypte pharaonique, afin de mieux planifier la production et la gestion des greniers dans le pays procédait tous les deux ans au recensement de toutes les richesses. Cela est malheureusement inconnu aujourd’hui à cause de l’aliénation culturelle, le mythe de développement, prolongement logique du mythe de progrès, élément essentiel de l’idéologie dominante de la révolution industrielle autour de laquelle s’est constituée la société contemporaine. Un schéma triangulaire peut expliquer la sortie de crise en Afrique. Il est acquis qu’en Afrique la justice sociale est un catalyseur de la paix au sens africain du terme et la paix est en elle -même un facteur d’abondance d’où le retour à la justice sociale. Cette approche se retrouve dans les travaux du centre d’Etudes et de Recherches sur les Valeurs Africaines(CERVA).

CONCLUSION

En somme, les stratégies de sorties de crise doivent être appréhendées avec minutie si l’on ne veut pas que les multiples efforts soient vains. Cependant, il n’est point question de remettre en cause les différentes stratégies actuellement existantes .Celles-ci doivent être prises en compte dans leur aspects formels mais remodelés dans leur substance. La fin de l’état de dépendance financière passe aussi, nous l’avons dit, par une réinvention des modèles de développement contextualisés. A ce sujet, il faut préciser que la cécité culturelle ne permet pas à certains africains qui n’ont pas fait un retour dialectique vers l’Afrique profonde, de comprendre les nécessités vitales que la culture fondamentale africaine préserve en perpétuant cette vision millénaire selon laquelle « la terre appartient aux ancêtres ».En arpentant ainsi en sa totalité le champ spatio-temporel de la vie ,on concevra l’économie comme un subséquent du modèle culturel.Des lors ,organiser les rapports économiques et promouvoir le développement, c’est soumettre ces rapports aux prescriptions de la justice sociale et de la solidarité agissante pour restaurer l’harmonie, la paix et réaliser l’unité de l’Afrique.C’est précisément cette unité qui assura à l’Égypte pharaonique Suprématie. Or ,l’Afrique profonde assume cet héritage et il ne suffit pas de l’assumer, il faut le rendre opérationnel pour répondre aux défis que rencontrent les différentes générations au cours de leur cycle de vie.

répondre Répondre à cet article

envoyer Envoyer cet article

Vous avez aimé cet article ? Cliquez ici pour le recommander à Rezo.net, l'Autre Portail.


HAUT | Accueil | Qui sommes-nous? | Liens dézombificateurs | Zone Ouverte de Discussions | Participez !! | FAQ | Admin

xml SYNDICATION | ARTICLES POPULAIRES & VISITÉS | PLAN | ÉDITION EN MODE TXT | TOUS LES RÉDACTEURS

Ce site utilise PHP et mySQL et est réalisé avec SPIP logiciel libre sous license GNU/GPL

Creative Commons License Le matériel publié sur ce site est soumis à cette license de Creative Commons